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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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( ÏOI )

jeune garde fut engagée, le mouvement des Prussiensparut arrêté ; on remarqua du flottement dans leur ligne ;mais cependant ils continuèrent encore à la prolonger parleur gauche, débordant la droite française arrivant jus-quà la hauteur de Planchenoit ; le lieutenant- généralMorand se porta alors avec quatre bataillons de vieillegarde et seize pièces de canon à la droite de la jeunegarde ; deux régimens de vieille garde prirent position euavant de Planchenoit; la ligne prussienne se trouva débor-dée , le général Bulow fut repoussé , sa gauche lit unmouvement en arrière, convergea, et insensiblement tou lesa ligne recula. Le comte de Lobau, le général Duhesmeet le général Morand marchèrent en avant; ils occupè-rent bientôt les positions quavait occupées l'artillerie dugénéral Bulow. Non-seulement ce général avait épuiséson attaque, démasqué toutes ses réserves , mais dabordcontenu , il était à présent en retraite. Les boulets prus-siens, non-seulement n'arrivaient plus sur la chaussée deCharlcroi, mais natteignaient pas les positions quavaitoccupé, s le comte de Lobau ; il était sept heures du soir.

VII. Il y avait deux heures que le comte dErlon sétaitemparé de La Haye, avait débordé ioute la gauche an-glaise et la droite du général Bulow. La cavalerie légèredu i. er corps, poursuivant linfanterie ennemie sur leplateau de La Haye, avait été ramenée par une cavaleriesupérieure eu nombre ; le comte Milhaud gravit alors lahauteur avec ses cuirassiers, et fit prévenir le généralLetehvre-Desnouettes, qui se mit aussitôt au trot pourle soutenir. Il était cinq heures, cétait le moment