( ÏOI )
jeune garde fut engagée, le mouvement des Prussiensparut arrêté ; on remarqua du flottement dans leur ligne ;mais cependant ils continuèrent encore à la prolonger parleur gauche, débordant la droite française arrivant jus-qu’à la hauteur de Planchenoit ; le lieutenant- généralMorand se porta alors avec quatre bataillons de vieillegarde et seize pièces de canon à la droite de la jeunegarde ; deux régimens de vieille garde prirent position euavant de Planchenoit; la ligne prussienne se trouva débor-dée , le général Bulow fut repoussé , sa gauche lit unmouvement en arrière, convergea, et insensiblement tou lesa ligne recula. Le comte de Lobau, le général Duhesmeet le général Morand marchèrent en avant; ils occupè-rent bientôt les positions qu’avait occupées l'artillerie dugénéral Bulow. Non-seulement ce général avait épuiséson attaque, démasqué toutes ses réserves , mais d’abordcontenu , il était à présent en retraite. Les boulets prus-siens, non-seulement n'arrivaient plus sur la chaussée deCharlcroi, mais n’atteignaient pas les positions qu’avaitoccupé, s le comte de Lobau ; il était sept heures du soir.
VII. Il y avait deux heures que le comte d’Erlon s’étaitemparé de La Haye, avait débordé ioute la gauche an-glaise et la droite du général Bulow. La cavalerie légèredu i. er corps, poursuivant l’infanterie ennemie sur leplateau de La Haye, avait été ramenée par une cavaleriesupérieure eu nombre ; le comte Milhaud gravit alors lahauteur avec ses cuirassiers, et fit prévenir le généralLetehvre-Desnouettes, qui se mit aussitôt au trot pourle soutenir. Il était cinq heures, c’était le moment où