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La victoire était encore certaine, mais le maréchal Grou-chy n’arriva qu’à quatre heures et demie devant Wavres,et n’attaqua qu’à six heures ; il n’était plus temps ! L’ar-mée française, forte de soixante-neuf mille hommes, qui,à sept heures du soir , était victorieuse d’une armée decent vingt mille hommes, occupait la moitié du champde bataille des anglo-hollandais et avait repoussé le corpsdu général Bulow, se vit arracher la victoire par l’arrivéedu maréchal Blüchcr avec trente mille hommes de troupesfraîches, renfort qui portait l’armée alliée en ligne , à prèsde cent cinquante mille hommes , c’est-à-dire , deux etdemi contre un.
X. Aussitôt que l’attaque du général Bulow eut étérepoussée, l’empereur donna des ordres au général Drouot,qui faisait les fonctions d'aide major général de la garde ,pour rallier toute sa garde en avant de la Belle-Alliance,où il était avec huit bataillons qui étaient rangés sur deuxlignes ; les huit autres avaient marché pour soutenir lajeune garde et défendre Flanchenoil. Cependant la cava-lerie , qui continuait à occuper la position sur le plateaud’où elle dominait lout le champ de bataille, s’étantaperçu du mouvement du général Bulow, mais prenantconfiance dans les réserves de la garde qu’elle voyait làpour les contenir, n en conçut pas d'inquiétude et poussade3 cris victoire lorsqu’elle vit ce corps repoussé ; ellen’attendait que l’arrivée de Vinfanierie de la garde pourdécider de la victoire ; mais elle éprouva de l’étonnementlorsqu’elle aperçut ï’arrivée des colonnes nombreuses dumaréchal Bldcher. Quelques régimens firent un mouve-