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ment en arrière ; l’empereur s’en aperçut. 11 était de laplus haute importance de redonner contenance à la ca-valerie ; et voyant qu’il lui fallait encore un quart-d’heurepour ra lier toute sa garde , il se mit à la tête de quatrebataillons , et s’avança sur la gauche en avant de laHaye-Sainte , envoyant des aides de camp parcourir laligne pour annoncer l’arrivée du maréchal Grouchy, etdire qu’avec un peu de contenance, la victoire allait sedécider. Le général Reille réunit tout son corps sur lagauche en avant du château d Ilougomont, et prépara-son attaque ; il était important que la garde s’engageâttout à la fois, mais les huit autres bataillons étaient en-core en arrière. Maîtrisé par les événemens, voyant lacavalerie décontenancée , et qu il fallait une réserve d’in-fanterie pour la soutenir, il ordonna au général Friant dese porter avec ces quatre bataillons de la moyenne gardeau-devant de l’attaque de l’ennemi ; la cavalerie se rassitet marcha en avant avec son intrépidité accoutumée. Lesquatre bataillons de la garde repoussèrent tout ce qu’ilsRencontrèrent ; des charges de cavalerie portèrent la ter-reur dans les rangs anglais. Dix minutes après , les autresbataillons de la garde arrivèrent; l’empereur les rangeapar brigades, deux bataillons en bataille et deux en colon-ies sur la droite et la gauche ; la 2 . c brigade en échelons,°e qui réunissait l’avantage des deux, ordres. Le soleilç tait couché; le général Friant, blessé, passant dans ceMoment, dit que tout allait bien, que l’ennemi paraissaitformer son arrière-garde pour appuyer sa retraite, maisqu il serait entièrement rompu aussitôt que le reste de la