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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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repoussé cette charge , empêché la cavalerie anglaise depénétrer sur le champ de bataille , et la garde à pied eûtalors pu contenir tous les efforts de lennemi. Le généralBulow marcha par sa gauche, débordant toujours tout lechamp de bataille. La nuit augmentait le désordre etsopposait à tout: sil eût fait jour, et que les troupeseussent pu voir lempereur , elles se fussent ralliées :rien nétait possible dans lobscurité. La garde se mit enretraite , le feu de lennemi était déjà à quatre cents toisessur les derrières, et les chaussées coupées. Lempereur,avec son état-major, resta long-temps avec les régimenfide la garde sur un mamelon. Quatre pièces de canon quiy étaient, tirèrent vivement dans la plaine , la dernièredécharge blessa lord Paget, général de la cavalerie anglaise.Enfin, il ny avait plus un moment à perdre. Lempereurne put faire sa retraite quà travers champ : cavalerie , ar-tillerie, infanterie , tout était pêle-mêle. Létat-major gagnala petite ville de Gennapes ; il espérait pouvoir y rallierfin corps darrière-garde ; mais le désordre était épouvan-table , tous les efforts quon fit furent vains. Il était onzeheures du soir. Dans limpossibilité dorganiser une dé-fense , il mit son espoir dans la division Girard, 3. e dua * e corps, quil avait laissée sur le champ de bataille deBigtiy, et à laquelle il avait envoyé lordre de se porterfifix Quatre-Bras pour soutenir la retraite.

Jamais larmée française ne sest mieux battue que dansc ette journée: elle a fait des prodiges de valeur; et la su-périorité des troupes françaises, infanterie , cavalerie ,Artillerie, était telle sur lennemi, que , sans larrivée des