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repoussé cette charge , empêché la cavalerie anglaise depénétrer sur le champ de bataille , et la garde à pied eûtalors pu contenir tous les efforts de l’ennemi. Le généralBulow marcha par sa gauche, débordant toujours tout lechamp de bataille. La nuit augmentait le désordre ets’opposait à tout: s’il eût fait jour, et que les troupeseussent pu voir l’empereur , elles se fussent ralliées :rien n’était possible dans l’obscurité. La garde se mit enretraite , le feu de l’ennemi était déjà à quatre cents toisessur les derrières, et les chaussées coupées. L’empereur,avec son état-major, resta long-temps avec les régimenfide la garde sur un mamelon. Quatre pièces de canon quiy étaient, tirèrent vivement dans la plaine , la dernièredécharge blessa lord Paget, général de la cavalerie anglaise.Enfin, il n’y avait plus un moment à perdre. L’empereurne put faire sa retraite qu’à travers champ : cavalerie , ar-tillerie, infanterie , tout était pêle-mêle. L’état-major gagnala petite ville de Gennapes ; il espérait pouvoir y rallierfin corps d’arrière-garde ; mais le désordre était épouvan-table , tous les efforts qu’on fit furent vains. Il était onzeheures du soir. Dans l’impossibilité d’organiser une dé-fense , il mit son espoir dans la division Girard, 3. e dua * e corps, qu’il avait laissée sur le champ de bataille deBigtiy, et à laquelle il avait envoyé l’ordre de se porterfifix Quatre-Bras pour soutenir la retraite.
Jamais l’armée française ne s’est mieux battue que dansc ette journée: elle a fait des prodiges de valeur; et la su-périorité des troupes françaises, infanterie , cavalerie ,‘Artillerie, était telle sur l’ennemi, que , sans l’arrivée des