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i. er et 2. e corps prussiens , la victoire avait été remportéeet eût été complète contre l'armée anglo-hollandaise , etle corps du général Bulow , c’est-à-dire , un contre deux( soixante-neuf mille hommes contre cent vingt mille. )
La perte de l’armée anglo-hollandaise et celle du généralBiéow furent, pendant la bataille, de beaucoup supé-rieures à celle des Français, et les pertes que les Françaiséprouvèrent dans la retraite, quoique très-considérables,puisqu’ils eur nt six mille prisonniers , ne compensent pasencore les pertes des alliés dans ces quatre jours, pertequ’ils avouent être de soixante mille hommes ; savoir :onze mille trois cents Anglais, trois mille cinq cents Iïano-vriens, huit mille Belges , Nassaus , Brunsvickois ; total,vingt-deux mille huit cents pour l’armée anglo-hollandaise ;Prussiens , trente-huit mite ; total général, soixante millehuit cents. Les pertes de l’armée française, même y com-pris celles éprouvées pendant la déroute, et jusqu’auxportes de Paris , ont été de quarante-un mille hommes.
La garde impériale a soutenu son ancienne réputation ;mais elle s’est trouvée engagée dans de malheureuses cir-constances ; elle était débordée p.tr la droite et la gaucheinondée de fuyards et d’ennemis lorsqu’elle a commencéà entrer en ligne; car si cette garde eût pu se battre, lesflancs appuyés , elle eût repoussé les efforts des deuxarmées ennemies réunies. Pendant plus de quatre heures,douze mille hommes de cavalerie française ont été maîtresd’une partie du champ de bataille de l’ennemi, ont luttecontre toute l’infanterie et contre dix-huit mille hommesde cavalerie anglo-hollandaise qui ont été constamment
repoussés