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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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renversées , de manière à ne laisser quun passage de troL4toises. La confusion fut bientôt épouvantable. GennapeSest dailleurs dans un fond; les premières troupes prus-siennes qui poursuivaient larmée étant arrivées à onzeheures du soir sur les hauteurs qui le dominent, parvin-rent facilement à désorganiser une poignée de bravesquavait ralliés lintrépide général Duhesine, et entrèrentdans la ville ; parirfi les voitures quils prirent se trouvala chaise de poste de l'empereur , dans laquelle il nétaitpas monte depuis Avesnes. Lusage était quelle suivit surle champ de bataille derrière les réserves de la garde ; elleportait toujours un nécessaire, un rechange dhabillement,une épée, un manteau et un lit de fer. A une heure dumatin , lempereur arriva aux Quatre-Bras , mit pied àterre à un bivouac et expédia plusieurs officiers au ma-réchal Grouchy pour lui annoncer la perte de la batailleet lui ordonner de taire sa retraite sur Namur. Les officiersquil avait envoyés du champ de bataille pour prendre ladivision Girard à Ligny et la mettre en position auxQuatre-Bras , ou lavancer jusquà Gennapes , si on ervavait le temps , lui rapportèrent la fâcheuse nouvelle quilleur avait été impossible de trouver celle division. Legénéral dartillerie Nègre , officier du plus grand mérite,était aux Quatre-Bras avec les parcs de réserve ; mais ilnavait quune faible escorte ; quelques centaines de che-vaux se rallièrent, le comte de Lobau se mit à leur tèteet prit toutes les mesures possibles pour organiser unearrière-garde. Les soldats des i. er et 2 * corps , qui avaientpassé la Sambre sur le pont de Marclxiennes, se dirigeaient