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«ut ce pont et quittaient la chaussée aux Quatre-Bras ouà GosSelies pour prendre la traverse. Les troupes de lagarde et du (j. e corps se retirèrent sur Charleroi. L’em-pereur envoya le prince Jérùme à Marehiennes avec ordrede rallier l’armée entre Avesnes et Maubeuge , et de sapersonne il se rendit a Charleroi ; quand il y arriva, hsix heures du matin, un grand nombre d’hommes et sur-tout de cavalerie, avaient déjà dépassé la Sambre, mar-chant sur Beaumont. Il s’arrêta une heure sur la rivegauche, expédia quelques ordres et se dirigea sur Philip-peville afin d’être plus à portée de communiquer avec lemaréchal Grouchy et d’envoyer ses ordres sur les fron-tières du Rhin ; après s’être arrêté quatre heures danscette ville, il prit la poste pour se rendre à Laon, où ilarriva le 20 à quatre heures après-midi. Il conféra avec lepréfet, chargea son aide de camp , le comte de Bussy , desurveiller la défense de celte place importante , envoyale comte Dejean à Guise, et le comte Flahaut à Avesnes.Il attendit les dépêches du prince Jérome qui lui fit con-naître qu’il avait rallié plus de vingt-cinq mille hommesderrière Avesnes et une cinquantaine de pièces de canon ;que le général Morand , commandait la garde à pied , etle général Colbert la cavalerie de la garde; qu’à touteheure l’armée augmentait à vue d’œil, que la plupartdes généraux étaient arrivés , que sa perte n’élait pasaussi considérable qu'on pouvait le croire ; plus de la moitiédu matériel de l’artillerie était sauvé , cent soixante-dixbouches à feu étaient perdues , mais les hommes et leschevaux étaient arrivés à Avesnes ; l’empereur ordonna