Buch 
Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
Entstehung
Seite
124
JPEG-Download
 

( I2 4 )

de Bruxelles, et de marché à la rencontre des i. rc et3 . e divisions anglaises, qui arrivaient par la chaussée deNivelles, lune et 1 autre sans cavalerie ni artillerie , etharassées de fatigue : toujours 1 * premier dans le feu , Neyoubliait les troupes qui nétaient pas sous ses yeux. Labravoure que doit montrer un général en chef est diffé-rente de celle que doit avoir un général de division,comme celle-ci ne doit pas être celle d'un capitaine degrenadiers.

4. 0 Lavant-garde de larmée française n'aniva le 17devant Waterloo qu a six heures du soir:sans de fâcheu-ses hésitations, elle y fût arrivée à trois heures. L'empe-reur eu parut forl contrarié ; il dit, en montrant le soleil:

« Que ne donnerais - je pas pour avoir aujourd'huile pouvoir de Josuê , et retarder sa marche de deuurheures. »

IY. Quatrième observation. Jamais le soldat français namontré plus de courage, de bonne volonté et denthou-siasme ; il était plein du sentiment de sa supériorité surtous les soldais de lEurope. Sa confiance dans lempereurétait toute entière, et peut-être encore accrue ; mais ilétait ombrageux et méfiant envers scs autres chefs. Lestrahisons de 181 -+ étaient toujours présentes à son esprit,tout mouvement quil ne comprenait pas luiquiétait ; ilse croyait trahi. Au moment les premiers coups decanon se tiraient près # de Sainl-Amand , un vieux caporalsapprocha de lempereur, et lui dit : « S.re , méfiez-vous du maréchal Souli, soyez certain quil nous trahit. Soij tranquille, lui répond ce prince, jen réponds