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de Bruxelles, et de là marché à la rencontre des i. rc et3 . e divisions anglaises, qui arrivaient par la chaussée deNivelles, l’une et 1 autre sans cavalerie ni artillerie , etharassées de fatigue : toujours 1 * premier dans le feu , Neyoubliait les troupes qui n’étaient pas sous ses yeux. Labravoure que doit montrer un général en chef est diffé-rente de celle que doit avoir un général de division,comme celle-ci ne doit pas être celle d'un capitaine degrenadiers.
4. 0 L’avant-garde de l’armée française n'aniva le 17devant Waterloo qu a six heures du soir:sans de fâcheu-ses hésitations, elle y fût arrivée à trois heures. L'empe-reur eu parut forl contrarié ; il dit, en montrant le soleil:
« Que ne donnerais - je pas pour avoir aujourd'huile pouvoir de Josuê , et retarder sa marche de deuurheures. »
IY. Quatrième observation. Jamais le soldat français n’amontré plus de courage, de bonne volonté et d’enthou-siasme ; il était plein du sentiment de sa supériorité surtous les soldais de l’Europe. Sa confiance dans l’empereurétait toute entière, et peut-être encore accrue ; mais ilétait ombrageux et méfiant envers scs autres chefs. Lestrahisons de 181 -+ étaient toujours présentes à son esprit,tout mouvement qu’il ne comprenait pas l’uiquiétait ; ilse croyait trahi. Au moment où les premiers coups decanon se tiraient près # de Sainl-Amand , un vieux caporals’approcha de l’empereur, et lui dit : « S.re , méfiez-vous du maréchal Souli, soyez certain qu’il nous trahit.— Soij tranquille, lui répond ce prince, j’en réponds