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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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leur* trônes ébranlés !. Cette haine de nos ennemis ajoute à notre

amour pour vous. On proscrirait le moins connu de nos citoyens quelions devrions le défendre avec la môme énergie. 11 serait comme voussous légide de la loi et de la puissance française.

On nous menace dune invasion ! et cependant , resserrés dans desfrontières que la nature ne nous a point imposées, que long-temps et«vaut votre rèjnc la victoire et la paix même avaient reculées , nousnavons point franchi celle étroite enceinte, par respect pour des traitésC te vous uavez point signés, et que vous avez oflérl de respecter.

]Yc craint-on pas de nous rappeler des temps, un état de choses na-guère si différais, et qui pourraient encore se reproduire ? Ne demande-t-on que des garanties ? Elles sont toutes dans nos institutions et dansla volonté du peuple français , unie désormais à la vôtre.

Ce lie sci ait point la première fois que nous aurions vaincu l'Europeentière armée contre nous.

Ces droits sacrés , imprescriptibles , que la moindre peuplade najamais réclamés en vain au tribunal de la justice et de lhistoire, cestà la nation française quon ose les disputer une seconde fois, au dix-neuvième siècle, à la face du monde civilisé !

Parce que la P rance veut être la France, faut-il quelle soit dégra-dée , déchirée, démembre'e ! Et lions reserve-t-on le sort de la Pologne !

Vainement vent-on cacher de funestes desseins sous lapparence dudessein unique de vous séparer de nous, pour nous donuer à des maî-tres avec qui nous navons plus rien de commun, que nous nentendonsplus , et qui ne peuvent pas nous entendre ; qui ne semblent appar-tenir ni au siècle, ni à la nation, qui 11 e les a reçus un moment dansson sein que pour voir proscrire et avilit 1 l ,ar e ux ses plus généreuxcitoyens !

Leur présence a détruit toutes les illusions qui sattachaient encoreà leur nom.

Iis ne pourraient plus croire a nos sermens, nous ne pourrions pluscroire à leurs promesses. La dîme, la féodalité, les privilèges, toutce qui nous est odieux , c'tait trop évidemment le but et le fond de