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gèle qu’elles ont fait éclater, et de l’attachement qu’elles m’ont montré’dans ces circonstances importantes.
Au palais des Tuileries, le n avril 1 0 i'o •
Signé Napoléon.
n. q 9 .
Adresse du Champ de Mai (1).
Sire ,
Le peuple français tous avait décerne' la couronne , tous l’avez dé-posée sans SOU aveu j ses suffrages viennent de vous imposer le devoirde la reprendre. Un contrat nouveau s’est forme' entre la nation etvotre ira'este. Rassembles de tous les points de l’empire autour destables de la loi, ou nous venons inscrire le vœu du peuple, ce vœu,seule source légitime du pouvoir, il nous est impossible de ne pas faireretentir la voix de la France dont nous sommes les organes imme'diats ;de ne pas dire en pre'sence de l’Europe, au chef auguste de la nation,•e qu’elle attend de lui, ce qu’il doit attendre d’elle.
Nos paroles seront graves comme les circonstances qui les inspirent.
Que veut la ligue des rois allies avec cet appareil de guerre dont•lie épouvanté l’Europe et afflige l’humanité ?
Par quel acte, par quelle violation avons-nous provoqué leur ven-geance , motive leur agression ?
Avons-nous, depuis la paix, essaye' de leur donner des lois ? Nousvoulons seulement faire suivre celles qui s’adaptent à nos mœurs.
Nous ne voulons point du chef que veulent pour nous nos ennemiset nous voulons celui dont ils ne veulent pas.
Ils osent vous proscrire personnellement, vous , sire, qui maîtretant de fois de leurs capitales , les avez raffermis jje'ne'rous.ejaeat s ne
(O Moniteur du 2 juin 181*5.