RAPPORT CE M. JAY. 17
» cède du stoïcisme et de la privation, soit qu’il invoque des satisfac-« tions impossibles. »
Il serait bon que de pareilles idées pussent arriver aux plushumbles intelligences. Elles détruiraient de funestes illu-sions, et calmeraient de violents désirs qui ne peuvent jamaisêtre accomplis.
Le livre de M. L. Reybaud a déjà exercé dans le monde quiréfléchit une salutaire influence. La première édition s’estécoulée en six mois; la seconde s’épuise rapidement, et il enprépare une troisième avec de notables améliorations.
C’est assurément des productions littéraires de ce genreque le vertueux Montyon avait en vue, lorsque, dqns l’intérêtde la morale et de l'humanité, il instituait d’éclatantes et so-lennelles récompenses. Il vous en a légué l’honorable distri-bution, certain qu’il était que sa pensée serait la vôtre. Aussi,une intelligence éclairée, une raison supérieure, un rare ta-. lent d’écrire employés au service de la cause sociale ; l’inexo-
( râble réfutation des idées dissolvantes, des systèmes sub-versifs de l’ordre établi, appellent la sérieuse attention deJ l’Académie. C’est principalement sous ces rapports que nous’ vous proposons le renvoi du livre de M. L. Reybaud à lacommission chargée de comparer entre eux les ouvrages ad-mis au concours, et de vous indiquer leurs degrés respectifsde mérite et d’utilité.