OTOPIES SOCIAUÎS.
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social, c’est moins son impuissance que son irrésistibiiilé.N’cst-ce pas là le gage d’un succès plus ou moins prochain,et peut-on admettre que Dieu se plaise à pousser impérieu-sement l’esprit humain vers des recherches éternellementvaines?
Entre les hommes dont le nom se rattache à des expé-riences d’organisation sociale, il y a dès l’abord deux caté-gories à consacrer, l’une comprenant les spéculations,l’autre les applications ; l’une pour les conceptions demeu-rées à l’état de rêves, l’autre pour les projets qui ont étéconvertis en fait. La première catégorie est essentiellementindividuelle, la seconde est plutôt collective ; celle-ci em-’ brasse les hommes isolés, celle-là les associations. De l’uneà l’autre, il y a toute la distance qui sépare l’imagination dela réalité, l’invention de l’exécution, la théoriedela pratique.£ Arrêtons-nous d’abord aux hommes qui se sont inspirésg de créations idéales, de fantaisies rêvées, soit pour faire la■ critique de notre monde, soit pour en organiser un meil-I leur. Nous passerons ensuite aux sectes qui, se séparant| des coutumes en vigueur, ont proclamé et observé un étatl social à leur usage.
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H.
UTOPIES PARTICULIÈRES.
Platon, Thomas Morus, Carnpanella, Harington, le chancelier Bacon,Daniel de Foé, Hall, Fénelon, l’abbé de Saint-Pierre, Morelli,Babeuf, Rétif de la Bretonne, etc., etc.
Sur le terrain des faits, les temps modernes ont vaincul’antiquité, mais elle leur a laissé peu de conquêtes à pour-