ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
FO
sonnellement dans les positions sociales les plus différentes, etmorne créer des relations qui n’aient point existé.
» 4° Enfin, employer sa vieillesse à résumer les observationssur les effets de ses actions pour les autres et pour soi, et à éta-blir des principes sur ces résumés. »
Dans la seconde période de sa vie, Saint Simon récapitula,comme publiciste, les impressions qu’il avait acquises danssa vie expérimentale; il chercha à les rendre profitables etpratiques pour le monde industriel, scientifique et poli-tique; il essaya par lambeaux son système de doctrine etd’application générales, dont la synthèse ne devait se trouverque plus tard dans le Nouveau Christianisme , attique deson monument.
Enfin, comme révélateur religieux, il couronna ses tra-vaux antérieurs, travaux incomplets et préparatoires, par lathéorie d’une civilisation toute chrétienne; il donna la for-mule qui résumait, suivant lui, le seul principe révélé del’Évangile, le seul article de foi qui fût d’inspiration divine :« La religion doit diriger la société vers le grand but de» l’amélioration la plus rapide possible du sort de la classe» la plus nombreuse et la plus pauvre, » sentence de paixet de fraternité, d’amour et d’union, qui vaut, à elle seule,tout un code de morale; loi sociale déjà pressentie par lephilosophe dans les Lettres d'un habitant de Genève et dansla Parabole; mieux accusée plus lard par la Réorganisa-tion de la société européenne , et par ses autres ouvragesd’économie industrielle ; mais énoncée seulement d’unemanière formelle dans le Nouveau Christianisme , ce testa-ment de Saint-Simon.