SAIKT-SIMONIEXS.
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Le prêtre de Saint-Simon devait relier d’après son expres-sion, la cliair et l’esprit, et sanctifier l’un par l’autre.
Cette sanctification, cette réhabilitation delà chair n’étaitformulée toutefois dans l’œuvre de M. Bazard que d’unemanière implicite ; mais M. Enfantin sut la dégager du fondmême de la démonstration et se servir de cette arme contrecelui qui l’avait forgée. Quand plus tard la controverse sufut engagée, entre les saiui-siinoniens, sur les questions demorale, on argua, pour battre les dissidents, de cette partiet du dogme, qui n’avait eu dabord, et dans la pensée mêmedu fondateur, qu’une signification politique.
Ce que l’on voulait en elfet, vers ce temps, avant que lafamille de la rue Monsigny eût été organisée, c’était la con-stitution de l’autorité, et la ièglo de la hiérarchie. On en-tendait prouver l’utilité d’un cumul, la nécessité d’unefusion entre deux pouvoirs jusqu’alors rivaux distincts. Ouvoulait dire : • Il n’y a plus un empereur et un pape -, il yun Pèbe. » On méditait un régime qu’à défaut d’autre nomou peut appeler théocratique.
Cette théocratie ou association, comme on voudra, divi-| sait l’humanité eu trois classes : savants, artistes et indus-ï| triels; hiérarchiquement soumis aux premiers industriels,| aux premiers savants, aux premiers artistes. Ces chefs dc-vaient administrer les intérêts matériels et intellectuels dela société sainl-simonienne, dans les voies et selon l’espritde la formule du maître : «L’amélioration du sort normal,physique et intellectuel de la classe la plus nombreuse etla plus pauvre. « Ils devaient le faire suivant le mode derépartition fixé par la deuxième formule: « Achacunsuivantsa capacité ; à chaque capacité suivant ses œuvres. »
Ainsi par la foi nouvelle et à l’aide de ses organes, lacité, comme le département, comme l’état, comme l’huma-