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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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SAINT-S IMOMENS.

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Plusieurs esprits distingués fondaient aussi la poésie,l’éloquence et la philosophie saint-simoniennes. M. Barraultévoquait l’orientalisme avec scs formes pompeuses et allégo-riques. M. Michel Chevalier tonnait sur le monde en pé-riodes si sonores ; il lui prédisait une ère si pleine de gloireet de magnificences; il lui donnait un soleil si beau, desmoissons si dorées, des fruits si savoureux, des populationssi épanouies, tant de canaux et tant de chemins de fer, tantde richesses et tant d’échanges, de telles grandeurs, detelles voluptés, de telles harmonies, que les plus indifférentss’enivraient de ces rêves prestigieux, se laissaient bercer parces contes fantastiques, qu’on eût dit détachés des millecontes de Shéhérazade. Les philosophes et les moralistes nedemeuraient point en arrière. MM. Leroux, JeanRcynaud,Charles Duvcyrier, attaquaient avec autorité le cercle éter-nel dans lequel roulent les métaphysiques ancienne et mo-derne, Dieu et l’homme ; ils expliquaient l’un et l’autre parla théorie saint-simonienne; ils discutaient la loi de lacroyance, la loi de la hiérarchie;ils expliquaient l’humanitéet son histoire, sa perfectibilité infinie, sa progression lente,mais sûre, vers un avenir toujours meilleur. Nobles et con-solants travaux, qui ont eu de quoi payer ceux qui lesabordent, même quand ils demeurent infructueux et mé-connus!

Cette période d’harmonie et d’union marqua, quoi qu’onait pu dire, l’apogée du saint-simonisme. Quand, au premier

tachcnlà l'exécution du premier chemin de fer qui ait réuni eu Franceles conditions d'art eide traction nécessaires pour y populariser cettemerveilleuse découverte. Nous voulons parler du chemin de fer deSaint-Germain à Paris. Ce n’est là en réalité qu’un embryon, mais quede patience, que d’études n’a-t-il pas fallu pour le réaliser, dans unpays où la routine a tant de force et tant d’empire !

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