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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
déchirement intérieur, l’anarchie éclata entre ceux qui s’enétaient fait un argument contre le monde, quand on les vitmal gardés par leur doctrine contre les faiblesses vulgaires;lorsqu’en un mot, la fraternité universelle eut brusquementdéchiré son programme, il y eut, parmi les profanes, unindéfinissable sentiment de défiance et un temps d’arrêt dansle prosélytisme d’ordre supérieur. Ce qui survint ensuite,en fait de progressions et de conquêtes , résultait de l’élanprimitif : c’était presque l’accomplissement d’une loi dyna-mique.
V.
QUATRIÈME ÉPOQUE.
Schisme. — Scission de ta famille. — Retraite de Ménilmontant.— Le Livre nouveau.
Depuis longtemps, les deux chefs du saint-simonismeétaient combattus par des pensées divergentes. M. Bazard,tout en consentant de passer de l’état d’école à celui d’église,avait arrêté, dans son plan de conduite, de s’abstenir d’éclatsimmédiats. Il voulait que les théories eussent pénétré dansles esprits avant d’en venir à la pratique; il désirait con-vaincre et non enthousiasmer; il s’adressait aux hommes dediscussion et d’examen. M. Enfantin ne se résignait pas àcelte préparation lente et chanceuse. De toutes les façonspar lesquelles on agit sur les organisations humaines, il sa-vait que la plus prompte, la plus décisive, la plus triom-phante , c'était l’engouement. Il comptait sur le cœur plusque sur l’esprit, sur le sentiment plus que sur la raison ; il