S.U.N'T-SIMOiNIENS.
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« La mission du piètre est de sentir également les deux na-tures, de régulariser et de développer les appétits sensuels et lesappétits charnels. Sa mission est encore de faciliter l’union desêtres à affections profondes en les garantissant de la violence desêtres à affections vives, et de faciliter également l'union et la viedes êtres à affections vivesen les garantissant dumépris des êtresà affections profondes. »
Et plus loin :
« Qu’elle sera belle la mission du prêtre-social, homme etfemme-! qu elle sera féconde! Tantôt il calmera les ardeurs in-considérées de l'intelligence, ou modérera les appétits déréglés-des sens ; tantôt, au contraire, il réveillera l'intelligence apa-thique ou réchauffera les sens engourdis ; car il devra recon-naître tout le charme de la décence et de la pudeur, mais aussitoute la grâce de l’abandon et de la volupté, r
Jusque-là l’auditoire, bieu qu’en proie à des sentimentsdivers, avait écouté en silence; mais, à celte dernière défi-nition, M. Pierre Leroux ne se contint plus : « Vous exposez» là, dit-il à M. Enfantin , une doctrine que le collège a» unanimement repoussée ; je suis venu ici pour vous le» dire ; je vais me retirer. » A quoi M. Enfantin répondit :« La preuve de la vérité de mes paroles, vous la voyez.» Voilà l'homme (et il montrait M. Pierre Leroux) qui re-« présente le mieux la vertu, telle qu’elle a été conçue» jusqu’à présent ; et vous en êtes témoins, la vertu de cet» homme ne peut pas comprendre ce qu’il y a d’universel» dans mes paroles. »
Nous le croyons certes bien.
La discussion continua ainsi dans la première séance,mêlée de récriminations et de paroles très-amères, et suiviede la retraite des dissidents, parmi lesquels figuraientMM. Leroux, Reynaud, Gazeaux, Péreire et autres. Maisdans la seconde séance, M. Enfantin ne souffrit plus le dé-