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ÉTUDES sua LES RÉFORMATEURS.
encourir la solidarité d’un scandale probable. Après de vivesdiscussions, M. Bazard se retira, profondément navré de lalutte, soutirant dans ses affections, triste, blessé au coeur,devant mourir à peu de mois de là.
Alors une scission eut lieu. La famille de la rue Monsignyse sépara en deux camps, l’un aux couleurs de M. Enfantin,ayant foi en lui, quoi qu’il advînt ; l’autre dévoué à M. Ba-zard, et prêt à le suivre dans sa retraite. Le 19 et le 21novembre 1851, survinrent deux réunions générales de lafamille, épisodes caractéristiques dans la vie saint-simo-nienne. M. Bazard refusa d’y assister ; il se résignait, ils’avouait vaincu. Dans la première séance, M. Enfauliiparla d’abord. Il développa la théorie qui le divisait d>M. Bazard, l’appel à la femme, conviée au sacerdoce enmême temps que l’homme, et à litre égal ; il déclara d’unefaçon solennelle que le saint-simonisme ayant combattuénergiquement et rayé de son évangile l’exploitation del’homme par l’homme, on ne pouvait ni admettre ni tolérerdavantage l’exploitation de la femme par l’homme. Lechristianisme, suivant lui, avait émancipé la femme, maisl’avait tenue dans la subalternité ; le saint-simonisme devaitaffranchir la femme, et la poser comme l’égale de l’homme.
« L’homme et la femme, voilà l'individu social, disait M. En-fantin, l’ordre moral nouveau appelle la femme à une vie nou-velle : il faut que la femme nous révèle tout ce qu elle sent, toutce qu’elle désire, tout ce qu’elle veut pour l'avenir. Tout hommequi prétendrait imposer une loi à la femme n’est pas saint-simo-nien,et la seule position du saint-simonien à I cgard de la femme,c’est de déclarer son incompétence à la juger. »
Passant de là à la théorie du couple-prêtre, de l’individusocial, homme et femme, M. Enfantin ajoutait :