Buch 
Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
Entstehung
Seite
111
JPEG-Download
 

SAIfiT-SIMONiE.N'S.

Ht

rendrait pas ses politesses. A ces réunions parurent quel-ques femmes élégantes, jeunes, gracieuses, jolies, qui dan-saient. pour danser, folâtraient pour folâtrer, le tout d'unefaçon mondaine, et sans entrevoir le coté profondément re->; ligieux de ces danses et de ces plaisirs. Le saint siinonismei y consuma ses dernières ressources, sans que la femme ré-i pondit à son appel.

Pour soutenir ce luxe, pour solder ces bals, pour mettrele culte sur un pied qui fût à la hauteur des projels nou-veaux, il fallait de l’argent, beaucoup d’argent. Le Globe ,distribué gratis, absorbait une somme annuelle fort impor-tante, et les apports avaient diminué depuis la rupture.\ MM. Alexis Petit, H. Fournel, d’Eichtal, Olivier, Rigaud ,Toclié, Barrault, et M. Enfantin lui-même s’étaient peu àpeu dépouillés pour la religion. En caisse il ne restait plusrien, ou peu de chose; les propriétés qui formaient le soldedu fonds commun n’étaient pas facilement réalisables. Lebudget, au 51 juillet 1831, présentait une balance presqueparfaite entre l’actif et le passif : les dons en argent étaientde 218,000 fr. ; les dépenses faites de 230,000 fr. On seserait trouvé en déficit si une somme de 600,000 fr. envi-ron, en titres d’immeubles, ne fût pas demeurée libre.

Voilà quelle était la situation financière du saint-simo •

, nisme quand M. Olinde Rodrigues lança son appel à l’argent.

" Rothschild, Aguado, Laffitte, dit-il, n’ont rien entrepris» » d’aussi grand que ce que je viens entreprendre. Tous ilsij » sont venus, après la guerre, donner au vaincu le crédit| » nécessaire pour satisfaire le vainqueur. Leur mission péritj; » et la mienne commence. On escompte à la bourse def » Paris, de Londres et de Berlin, l’avenir politique et» financier de l’association des travailleurs. J’entreprends» de fonder le crédit saint-simonien. » Un acte fut en etfet