CHARLES FOL'RÏER.
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ses mouvements que, plus tard, on ne gênera ses instincts.Dès qu'il peut marcher, son éducation commence. Alors ilfaut songer à pressentir la vocation, à la solliciter, à la faireéclore; il faut surveiller les élans de ces natures naïves,bien remarquer leur vice de choix, si c’est le furetage , sic’est la gourmandise, si c’est la singerie, si c’est l’amour dubruit, si c’est la malpropreté. Dans chacun de ces faits, il ya une révélation : selon qu’il manifestera telle dispositionou telle autre, telle préférence, telle manie, l’enfant seraouvrier, ou artiste, ou industriel, ou gastronome, ou agri-culteur. A cinq ans l’heure sonne pour un autre ordred’exercices. Il s’agit d’agrandir autant que possible les pas-sions sensitives et de pousser au développement du tact, dela vue, de l’ouïe, du goût et de l’odorat. Les cinq sens ontbesoin d’une éducation, comme le corps d’une gymnastique :faute de jeu et de ressort, ils s'affectent avant l’âge et perdenttoute leur subtilité. De là tant de surdités et de myopies.L’éducation des sens doit, selon Fourier, restituer à la na-ture humaine l’énergie de scs organes, et le luxe des facultésphysiques aide plus qu’on ne le suppose à la richesse desfacultés morales. De neuf à quinze ans vient le tour de lavie active, de la vie sociétaire : c’est la période où les pas-sions se manifestent par la voie de l’attraction, où les facultésse révèlent, où les vocations se trahissent. A seize ans, lecercle de l’éducation est parcouru : l’enfant finit, l’hommecommence.
Vil.
Conclusion.
La théorie de Fourier peut se résumer en quelques mots.Lmanciper et combiner les passions, associer les facultés et