ÉTUÜES sua LES HÉFOHSIATEU.tS.
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société contre un partage violent. Mais divers inconvénientssont attachés à ses excès. Là où le sol s’émiette à l’infini, lapetite culture domine et les bénéfices des grandes exploita-tions disparaissent. Bien des forces se perdent ainsi par lefractionnement et s’usent dans le détail. A ce point de vue,Fourier a eu raison de désirer une alliance entre les intérêtshumains, qui, aujourd’hui, se séparent ou se combattent.
Le but est donc louable ; les moyens sont-ils égalementheureux ; c’est ce dont on peut douter jusqu’à preuve ducontraire. Fouricr compte beaucoup sur l’attraction dans letravail, et il s’est donné un mal infini pour trouver la for-mule de ce problème. Ce qu’il a écrit là-dessus fait honneurà son imagination : on ne saurait être plus ingénieux qu’ilne l’a été dans l’organisation de ces groupes industriels,exécutant la besogne par courtes séances et comme à l’envi.Malheureusement ce n’est là qu’un rêve. Le travail ici basest issu du devoir : son mobile n’est pas l’attrait, mais lebesoin. Le novateur et ses disciples ont beau multiplier lesexemples à l’appui de leur donnée, citer l’ardeur qu’apportela jeunesse au bal, rappeler une foule d’occasions où l’onaccepte la fatigue comme un plaisir. Ces faits ne prouventqu’une chose, c’est que toute diversion, dans la vie hu-maine, est une joie, et toute exception une jouissance. Letravail est pénible, parce qu’il est continu, obligatoire. Quele bal devienne une nécessité journalière, il cessera d’êtreun divertissement : c’est le conte du pâté d’anguilles. Letravail par groupes serait peut-être charmant le premierjour; le second jour il paraîtrait moins agréable, et au boutde six mois, il aurait quitté ses allures de fête. Fourier, quia tant étudié le cœur humain, a dû remarquer sans doutequ’il dédaigne ce qu’il a pour aspirer à d’autres conquêtes.Cet instinct détruit tout son système. En vain espère-t-il