CH.U\LES FOUKIEH.
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celui où les instincts sont le moins réfrénés, n’est pas, àbeaucoup près, un état social que l’on puisse présentercomme modèle? A cela Fourier nous répond que son systèmeemporte non-seulement le libre essor des passions, maisaussi leur satisfaction plénière, ce qui est loin d’exister dansl’état sauvage, condition de misère, de privation et d’abru-tissement. Objecterons-nous encore que, pour certainespassions sensuelles, l’expérience d’une liberté sans frein estfaite depuis longtemps, et que ces passions, la gourmandisepar exemple, vont toujours au delà des satisfactions per-mises et raisonnables? Fourier nous répond que les passions,dans leur incohérence et leur servitude actuelles, ont unjeu faussé qui disparaîtra dès que l'équilibre et l’harmonierégneront parmi elles, et que, dans l’ordre sociétaire, il nerestera de la gourmandise, invoquée comme obstacle, quece qui sera juste et nécessaire pour l’amélioration des pro-duits gastronomiques. Si nous persistons en demandantquelle pourra être l’utilité de la paresse, il nous sera répliquéque la paresse, fdle du travail répugnant, n’est pas une pas-sion radicale, mais seulement un vice de notre civilisation,vice annulé dans le travail attrayant, organisé par courtesséances. Ainsi du reste : le monde nouveau fournit solutionà tout, et quand la controverse s’agit dans une éternelle pé-tition de principes, il n’y a plus qu’à se taire.
On peut néanmoins établir, dans les idées de Fourier,une ligne de démarcation entre celles qui touchent aux pas-sions et celles qui ne traitent que des intérêts. Sur ce der-nier point, plusieurs de ces combinaisons séduisent par leuroriginalité, et l’épreuve pourrait eu être tentée sans péril.La division du sol en parcelles a incontestablement sesavantages : elle multiplie les propriétaires et donne de pro-fondes racines à l’esprit de conservation ; elle protège la.
ta.