ROBERT OWEN.
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rares dans l’histoire des peuples, et ne réagissaient jamaisdu particulier au général. A cela, il fallait répondre par desvues nettes, décisives, frappantes. Le réformateur de New-Lanark devait cette preuve et à ses amis et à ses ennemis.
Cependant avant de donner à son expérience les formesd’une théorie, M. Owen crut nécessaire de la compléter. Leprincipe de la communauté envisagée d’une manière abso-lue, et dans ses moyens et dans scs fins, était depuis long-temps au fond de sa pensée ; mais l’organisation toute in-dustrielle de New-Lanark, qui, en fait, ne constituait pasune association, mais une spéculation privée, s’était opposéeà ce qu’aucune expérience de ce genre lut tentée dans lacolonie écossaise. Moins gêné dans ses allures que le gérantd’une commandite, l’écrivain laissa entrevoir cette face desa conception dans les pages qu’il publia dès 1812, sous cetitre : New views of society or Essays upon the formationof human character; — ( Nouvelles mes des sociétés ouEssais sur la formation du caractère humain) — C’estdans cet écrit que, pour la première fois, les combinaisonsde M. Owen, jusqu’alors à l’état expérimental, commencentj à revêtir une forme scientifique, et il est facile d’en dégager
\ quelque chose qui ressemble à uu système. L’irresponsabi-
lité humaine dans sa plus grande extension, excluant toutmode de louange ou de blâme, de récompense ou de châti-: ment, et impliquant jusqu’à l’impunité des actes les plus
* répréhensibles; le renouvellement complet des circonstances
j qui entourent l’humanité, ou, en d’autres mots, la réforme
!■ de l’éducation; enfin la communauté combinée avec l’éga-
; lité de droits, c’est-à-dire l’abolition de toutes les supério-
rités, même celle de l’intelligence et du capital; tels sont; les principes qui apparaissent dans cette première évolution! du système de M. Owen, et qui ressortent d’une manière