ROBERT OWEN.
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réalisations particulières, et qu’il valait mieux agir par voiede théorie sur toute l’iiumanité, que par voie de pratiquesur de petits centres d’expérimentation. Dans cette nouvellevue, il quitta l’Amérique après deux voyages successifs,laissant à sa famille, avec la propriété entière du territoirede New-Harmony, le soin d’y perpétuer, sous quelque ré-gime que ce fût, la pensée bienveillante qui avait présidé àsa fondation et le souvenir désintéressé de son origine. '.
IV.
Essai d’Orbislon — Mouvement des idées de M. Owen en Angleterrede 182a à 1837.
On a vu que M. Oweu avait laissé, dans le Royaume-Uni,des projets entamés et des entreprises en germe. Durant sonabsence, ses disciples s’étaient dévoués à les poursuivre.Une Société coopérative s’était formée à Londres, et avaiteu bientôt des succursales dans toute la Grande-Bretagne, àDublin, à Brighton, à Exeter, à Liverpool, à Huddersfield,à Glasgow, àÉdimbourg, à Cork, à Belfast, à Birmingham,à Manchester, à Saldfort, à Derby. Au retour de M. Owen,cette ligue était à peu près complète : sur quelque point duroyaume qu’il se portât, il y rencontrait un comité chargéd’aplanir les voies à une assemblée publique, et prêt à con-tinuer l’élan d’une première propagation. Ainsi, lors de soupremier voyage, M. Owen trouva à Londres un meeting de
1 Ce fut dans son second voyage que M. Owen alla à Mexico pourdemander une concession de terres dans le Texas et le gouvernementde cette province. L’ambassadeur anglais, M. Pakenhan, semble l’a-voir vivement appuyé dans cette démarche qui aboutit à des pourpar-lers stériles entre le président Victoria et le fondateur du systèmerationnel.