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ÉTUDES SUE LES RÉFORMATEURS.
deux mille personnes, disposées non-seulement à l’attention,mais encore à la sympathie. Un organe périodique, leCooperative Magazine , avait été fondé, et consacrait dèslors l’influence de sa publicité au succès de la doctrine.
L’une des préoccupations les plus vives de ce moment futla réalisation. Presque toujours les assemblées publiquesétaient suivies d’une ouverture de souscription pour la fon-dation d’une colonie d’essai sur des plans donnés et d’aprèsdes modèles figurés en relief. Il ne semble pas qu’aucunede ces tenlatives ait eu une issue sérieuse, si ce n’est pour-tant celle d’Orbiston. Orbiston, bourgade située près d’E-dimbourg, et sur les terres de M. Hamilton, l’un des sous-cripteurs de Motberwell, fut le troisième essai réel de laméthode de M. Owen, tempérée par les idées de son pluséminent disciple, M. Abram Combe. Doué d’un sens droitet profond, M. Abram Combe avait compris sur-le-champqu’un système absolu en fait de communauté devait néces-sairement éloigner les capitalistes, et pour surmonter cetobstacle, il avait divisé sa colonie en deux classes, celle despropriétaires et celle des fermiers, sans exclure toutefois lafaculté d’être à la fois fermier et propriétaire. C’était consa-crer le droit du capital et tourner l’écueil le plus saillant dela communauté.
Mais cette dérogation au système ne le sauva pas d’unsecond échec. A Orbiston, comme à New-Harmony, ce quise présenta d’abord comme élément, ce fut l’écume de lapopulation. Trouvant là des bâtiments vastes et commodes,des fermes, des vergers, des jardins, les nouveaux colons secrurent appelés à jouir de tous ces biens sans travail, sanssouci, sans fatigue; et quand on leur parla d’améliorationmorale, ils répondirent qu’ils se trouvaient suffisammentmoraux cl suffisamment améliorés. Cependant, à l’aide d’une