ROBERT OWEN.
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qui furent des fautes. Une société d’ouvriers mutualistess’était formée à Londres avec le but avoué d’imposer auxmaîtres, à l’aide de la suspension du travail, une augmen-tation de salaire. M. Chven blâmait de telles coalitions, maison usurpa son patronage. Le fonds social de cette ligue étaitimportant ; il se montait à 40,000 livres sterling (un millionenviron), et devait servir à soutenir les ouvriers qui enta-meraient la lutte. On tira au sort; il désigna les tailleurs,très-nombreux à Londres. Les tailleurs demandèrent doncune augmentation de salaire; et, sur le refus des maîtres,ils suspendirent tout travail. Pendant un mois, la chose allabien; la caisse commune pourvoyait aux besoins des ouvriersoisifs. Malheureusement, au bout de ce temps, elle étaitvide. On tint bon encore, on fit un emprunt; mais la situa-tion ne s’améliorant pas, force fut de dissoudre la coalition,ruinée et endettée, et de se remettre de nouveau à ladiscrétion des maîtres. Ajoutons toutefois que le nom deM. Owen ne fut qu’indircctement mêlée à cette révolte inr =puissante, à cette conjuration des salaires.
Il fut compromis plus ostensiblement dans une entreprisetout aussi folle, qui s’intitulait : National labour équitableexchange 1 . Cette fois il ne s’agissait de rien moins que del’abolition du numéraire, que l’on remplaçait par une autrevaleur nommée heures de travail. Une heure de travailétait la dernière fraction de cette monnaie. En retour d’unepaire de bottes, on donnait un nombre d heures de travailde boulanger ou de tisserand. Un papier-monnaie très-cu-rieux, énonçant cette valeur, fut fabriqué à cette occasion etpour cet usage. On s’explique difficilement comment l’espritjudicieux de M. Owen a pu èlre entraîné à ce puéril essai
Échange équitable du travail national.