262
ÉTUDES SUlt LES RÉFORMATEURS.
futur dans la désunion des deux principes, matériel et spirituel, etquand vous prétendez que les ùmes. après les trépas des corps, s'isole-ront de la matière sans le concours de laquelle il n’y aurait pour Dieumême aucune jouissance ! Le seul éclaircissement qu'il convienne devous donner au sujet de cette vie future, c’est de vous détromper surl'incohérence que vous supposez entre le sort des défunts et des vivants.Cessez de croire que les âmes des défunts n’aient aucune relation avecce monde : il existe des liens, des rapports entre l'une et l'autre vie ; ilvous sera démontré que les âmes des trépassés végètent dans un étatde langueur et d'anxiété dont les nôtres participeront jusqu'à ce quel'ordre actuel du globe soit amélioré. Tant que la terre restera dans unchaos social, si contraire aux vues de Dieu, les âmes de ses habitantsen souffriront dans l’autre vie comme dans celle-ci, et le bonheur desdéfunts ne commencera qu’avec celui des vivants, qu'avec la cessationde l'étal civilisé, barbare et sauvage.
» La théorie du monde social, en vous faisant connaître le sort quiest réservé à vos âmes, dans les divers mondes qu'elles parcourront,vous apprendra que les âmes après cette vie se réjoignent encore à lamatière, sans jamais s’isoler des voluptés matérielles. Ce n’est pas icile lieu de toucher à cette discussion, non plus qu’à celles des causesqui ôtent temporairement à nos âmes la mémoire de leur existencepassée. Où étaient-elles avant d'habiter nos corps? Dieu créantrien de rien, n’a pu former nos âmes de rien ; et si vous croyezqu’elles n’existaient pas avant les corps, vous êtes bien près de croirequ’elles retourneront au néant d’où votre préjugé les faits sortir. »
(Même livre, pag. 150 et suivantes.)
LF, MARIAGE DE FORMER EX SEPTIÈME PÉRIODE.
ti La liberté amoureuse commence à naître, et transforme en vertula plupart de nos vices, comme elle transforme en vices la plupart denos gentillesses. On en établit divers grades dans les unions amou-reuses. Les trois prin ipaux sont :
» Les favoris et favorites en titres y
» Les géniteurs et gén itrices ;
» Les époux et les épouses,
» Les derniers doivent avoir au moins deux enfants l'un de l'autre,les seconds n’en ont qu'un, les premiers n’en ont pas. Ces titresdonnent aux conjoints des droits progressifs sur une portion de l’héri-tage respectif.
« Une femme peut avoir à la fois :
« lo Un époux dont elle a deux enfants;