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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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d'appui : leurs supports formant des cavités où l’enfant peut se casersans gêner ses voisins. Des filets de soie ou de cordes , placés de dis-tance en distance, contiennent l’enfant sans l’empêcher de se mouvoir,ni de voir autour de lui, et d’approcher l’enfant voisin dont il est sé-paré par un filet. La salle est chauffée au degré convenable pour tenirl’enfant en vêtement léger et éviter l’embarras des langes et desfourrures. Les berceaux sont mus par mécanique. On peut en agitervingt à la fois. Les nourrissons et poupons sont distribués en sixsalles distinctes pour les pacifiques, les rétifs et les diablotins, afinque les hurleurs ou diablotins ne puissent incommoder ni les paci-fiques, ni même les rétifs déjà traitables. »

(Ibid., page 205.)

ÉPILOGUE Si:Il L’ANALOGIE.

« En voyant un serin, tout vêtu de jaune, on peut dire, à coup sûr— cet oiseau représente quelqu’une des relations de paternité. Eneffet, le serin est le petit enfant gâté, il veut vivre de friandises, desucreries. Les enfants gâtés ont un babil agréable, dépeint par le ga-zouillement du serin. 11 est impétueux, furibond comme eux ; il se faitbien servir et bien obéir. Aussi la nature lui a-t-elle placé la cou-ronne sur la tête par emblème de l’enfant gâté qui est le roi dans leménage.

» Le chardonneret est l’opposé du serin : son plumage gris boueux,mais propre et lustré, indique une pauvreté industrieuse. Il dépeintl’enfant issu de parents pauvres, tenu sévèrement, élevé par eux auxidées ambitieuses. Par analogie, le chardonneret se plaît sur le char-don, plante épineuse et sympathique avec la classe rustique, habituéeaux épines de l’industrie. C’est pour figurer ces rapports, que la na-ture met en sympathie sur le chardon deux personnages bien con-trastés, le chardonneret, emblème de l’enfantstudicux issu du paysan,et l’âne, emblème du paysan, de son patois ou braiement risible, desa nourriture chétive, de sa résignation aux mauvais traitements et desa sotte obstination dans les vicieuses méthodes.

» Le chou est l’emblème de l’amour mystérieux, de ses intrigues mas-quées par centuple ruse pour échapper aux argus et aux obstacles. Demême, le chou cache sa fleur sons les voiles de cent feuilles emboîtées.Le chou-fleur, qui est la contre-partie du chou, dépeint la situationcontraire, l’obstacle sans amour ni mystère, les ébats de la jeunesselibre qui voltige de plaisir en plaisir. Le chou-fleur a un certain vicede fétidité, comme l’artichaud, comme l’asperge. Dans les vices com-