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ÉTUDES SUll LES RÉFORMATEURS.
muns à ccs trois plantes, la nature dépeint les différents désordres del’amour libre.
» L’oiseau étant l’étre qui s’élève au-dessus des autres, c’est sursa tête que la nature a placé les portraits des sortes d’esprit dontles têtes humaines sont meublées. Aigle, vautour, paon, perroquet,faisan, etc., sont, quant à l’extérieur des têtes, le portrait de l’inté-rieur des nôtres.
» L’aigle , image des rois, n'a qu’une huppe chétive et fuyante ensigne de crainte qui agite l’esprit des monarques, obligés de s'entou-rer de gardes. Le faisan peint le mari jaloux tout préoccupé desrisques d’infidélité. On voit une direction contraire dans la huppe dupigeon peignant l’amant sûr d’être aimé. Le coq est l’emblème del’homme du monde, l'homme aux bonnes fortunes. Le canard est l’em-blème du mari ensorcelé qui ne voit que par les yeux de sa femme. Lanature, en affligeant le canard mâle d’une extinction de voix, a voulupeindre ccs maris dociles qui n’ont pas le droit do répliquer quandune femme a parlé. Le coq dépeint le caractère opposé, l’homme cour-tois qui sait maîtriser les femmes. Mais laissons ce joli sujet, quinous conduirait trop loin. »
[Monde industriel, pag. ’iil et suiv.)