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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
XIX. — Le fondateur de ce système, qui travaille depuis un demi-siècle à le perfectionner, demande à être entendu à la barre dos deuxchambres du parlement, afin de pouvoir non-seulement combattre desadversaires qui ne le comprennent pas, mais encore dérouler aux yeuxde l’univers les immenses avantages de sa doctrine.
XX. — Le conseil central, qui est le pouvoir exécutif de la sociétécommuniste et universelle des religionnaires rationnels, demandeaussi à être entendu à la barre des deux chambres pour y réfuter lescalomnies monstrueuses que divers critiques , se croyant intéressés àcombattre notre réforme, ont cherché à accréditer dans le pays , tantparla parole que par la plume ; calomnies ayant surtout pour objetd’infirmer les tendances d’une société qui éclaire et prépare un chan-gement glorieux et fécond dans les destinées humaines.
Déjà pourtant le fondateur du système rationnel et de la religionrationnelle a réalisé quelques parties de sa conception et donné aumonde comme un avant-goût de ce qu’il est capable d’accomplir dansl’intérêt des sociétés terrestres.
1. Par son exemple, ses écrits, ses discours, ses démarches auprèsdo divers législateurs, il obtint une amélioration dans le sort des en-fants, à l’aide desquels on bat monnaie dans les manufactures an-glaises; système odieux de production qui énerve les races et qui, endehors du parti légitime qu’en pourra tirer une société rationnelle,aurait dû ne jamais recevoir une application aussi barbare dans uninonde qui se prétend civilisé. ( Voir les enquêtes du parlement dansles sessions de 1810,1817 ei 1818).
2. Il imagina, introduisit et fonda, en harmonie avec les principesd'un système rationnel de société, « des écoles d’enfants » où un sys-tème de circonstances extérieures, supérieur et nouveau, agissait surccs jeunes caractères, de manière h leur inspirer des habitudes, desmanières uniformément bienveillantes, un esprit de charité univer-selle ; de manière aussi à ne leur inculquer que des connaissancesjustes et droites, grâce à des conversations amicales avec des institu-teurs initiés à la science de la nature humaine. ( Voir l’ouvrage dufondateur : Nouvelles vues de société, et son adresse concernant l’ou-verture d’une nouvelle institution destinée à former le caractère hu-main. 1er janvier 181G).
5. En 1810, il donna à M. Falck, ambassadeur de Hollande, unplan pour l’extinction de la mendicité à l’aide de maisons d’asile etde travail ouvertes aux pauvres. M. Falcls approuva le projet, le trans-