BIBLIOGRAPHIE.
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lopio. Cctto tendance est du reste commune à tous les alchimistes dessiècles suivants, continuateurs de Roger Bacon, et entre autres à Ray-mon huile, à Arnauld de Villeneuve, à Paracelse et à plusieurs autres.
Giordano Bruno. Spacio délia bestia triomphante (Déroute de la bêletriomphante) suivi de la Cena dette Ceneri (Souper du jour des Cen-dres). Parigi, 1584.
Ce livre est la proclamation de la loi naturelle. Toutes les religionssont fausses, suivant le moine Giordano Bruno. La sienne seule est lavraie et il en trouve le symbole dans quarante-huit constellations quilui fournissent dix-huit articles de dogme. Il y a, d'après lui, une mul-titude de mondes qui sont des animaux intellectuels avec des individusvégétatifs et raisonnables. Ce penseur excentrique fut brillé vifà Romeen février 1600. Imagination hardie et brillante.
Cardan. Cardant opéra , recueillies en 1663, par Ch. Spon, 10 vol. in-folio.
Cardan s’imaginait avoir, comme Socrate, un démon familier. Em-prisonné à diverses fois pour des idées plus avancées que ne le com-portait son temps , il finit par se laisser mourir de faim en 1576. Sesouvrages fourmillent d’excursions dans le champ de la science sociale.Il avait pris pour devise : Tempus mea possessio ; tempus ager meus (lotemps est ma richesse ; le temps est mon champ). — Esprit puissantet fécond.
Vanini. De admirandis naturœ arcaniSj Paris, 1616, in-8o.
Dialogues qui firent condamner l’auteur au bûcher. On y remarque 1une grande liberté d’esprit et une hardiesse de discussion qui fut cruel-lement expiée.
Telesio. De rerum naturd juxtà propria principia. Rome, 1568, in-l',et 1588, in-folio.
Telesioest l’un des philosophes qui commencèrent la réaction contrela scolastique du moyen âge et mêlèrent les idées sociales aux idéesreligieuses. La même tendance se retrouve chez Marcile Filin, chezFrançois Patrizio, chez Pomponazzo, chez Reuehlin et enfin chezRamus. L’infaillibilité de la spéculation aristotélienne fut ébranléepar eux et définitivement détruite un siècle plus tard.
Nicolas de Munster. L’Eranqile du rouaume ; la terre de paix. Opus-cules, 1540.
Nicolas de Munster est le fondateur de la Famille d’Amour ou Mai-son d’Amour j branche des Brownistes. Munster se disait égal à Jésus-Christ qui, de son vivant, n’avait eu, disait-il, que son type ou sonimage. Il existait vers 1840.
Savonarole. Triumphus crucis. Leyde, in-12, 1640.
C’est l’organisation d’une république catholique. L’auteur expia sonlivre sur le bûcher dressé par Alexandre VI. Pic de la Mirandole adonné une vie de Savonarole où il le regarde comme un saint. Traduitepar le père Quetif, avec des noies à l’appui, elle a été publiée à Parisen 1674. - 3 vol.