BIBLIOGRAPHIE
UTOPISTES ANCIENS.
Plato.v. La République, traduction do l’abbéGrou, 1702, 2 vol. in-12.
Cet ouvrage a précédé et inspiré la plupart des utopies qui vont suivre.On peut le regarder comme l’un des chefs-d'œuvre de la langue grec-que et l’un des plus beaux monuments de l’antiquité.
Thomas Morcs. Uiopia. Glasgow, 17S0, in-80, et Oxford, 1663, in-8°. Ila été traduit en français par Guendevillc, in-12. Leyde, 1715, etAmsterdam, 1730.
Cette utopie relève de celle de Platon. Le partage égal des biens yest formellement indiqué. Entre autres bizarreries, Morus voulait,que les fiancés fussent mis en présence sans aucun vêtement afin demieux se connaître et s'agréer. Il voulait aussi que l’on procurât unemort douce aux malades dont l’état est désespéré.
Campanklla. Civitas solis. Utreclit, 1643. — Monarehia Messiœ. 1632.
Ce sont encore des mondes imaginaires. Campanella y demande lacommunauté des femmes et une meilleure distribution des biens de laterre. Il expia ses hardiesses par vingt-sept ans de prison. Beaucoupde vérités qu’il proclama ont depuis trouvé leur application. L’auteurvécut de 1568 à 1639. Écrivain fort original d’ailleurs et bien en avantde son siècle. — M. Villegardelle a donné une traduction de la Cite'du Soleil, en un volume in-52. Paris, Paul Masgana, 1841.
Harrington. Oceana. 1600 et 1737, Londres, in-folio.
Ouvrage de la même nature que les précédents. On y trouve un plande république qui déplut à Cromwell qui fit emprisonner l’auteur.Montesquieu disait de lui : « Il 11’a cherché la liberté qu’après l’avoirméconnue, et il a bâti Calcédoine ayant le rivage de Byzance devantles yeux. » 11 mourut en 1077.
Hall. Mundus alter, in-12, traduit par Théodore Jacquemot, 1627.
Ce livre est en partie fantastique, en partie positif. A côté d'unespéculation imaginaire, il renferme plusieurs documents géographi-ques. Le principal caractère de cet écrit est une grande tolérance reli-gieuse qui valut à l’auteur de violentes persécutions. — Il mourut en1656.
Roger Bacon. Opus majus. Londres, 1723.
L ’opus majus, destiné principalement aux sciences physiques, ren-ferme pourtant une foule d’idées sociales qui vont souvent jusqu’à l’u-