LA SOUt'jÊ Bï LS SOCIALISME.
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I encore. Toute association libre les trouvera un jour dociles,i le lendemain rebelles, aussi prompts à se lier qu’à sc déga-| ger, répugnant même aux obligations qu’ils se seront créées.
? En mainte occasion, on a cité des exemples heureux de l’as-; soeialion cl des bienfaits qui en découlent, surtout au point| de vue des institutions d’épargne et de prévoyance. Il fallait| ajouter qu’aucune de ces créations n’a pu survivre longtemps! à l’inconstance des travailleurs : celles qui se sont maintenuesj nele doivent qu’au dévouement et au zèle de quelques hom-mes de cœur étrangers à la classe ouvrière. Dans l’état ao-; tuel ? cette classe redoute encore moins la privation que la! discipline, ,çt ne. reconnaît, au milieu de bien des'misères,j qu’un ,çqul bonheur, réel, celui de n’obéir qu’à elle-même.i ; Pour mieux constater ce droit, elle en abuse souvent auï point de.se nuire, comme dans les chômages volontaires et| lesinlerruplions systématiques du travail. Lescoalitions, donti plus d’une industrie a offert le spectacle, n’ont pas d’autre? origine que le désir de faire acte d'indépendance vis-à-visde l’entrepreneur, et de secouer la servitude du salaire; Voilàoù eu sont les choses aux yeux des hommes qui les obsei-» vent froidement : évidemment ce sont là des éléments ré-} fractaires pour l’association, qui demande avant tout à l’indi-vidu le sacrifice de ses caprices et la fidélité aux engagements.f On a beau faire, on n’échappera pas à ce dilemme : dedeux choses l’une ; ou l’association des travailleurs sera for-cée, ou elle sera libre. Si elle est forcée, elle rentre dans le
I régime des corporations d’autrefois, des jurandes et desmaîtrises, c’est-à-dire dans une organisation arbitraire dutravail. A part quelques esprits enthousiastes du passée per-sonne ne,,vent de ce retour à un privilège condamné: pâri l’expérience Jtqste alors l’association libre qui manque <ié1 M. Rossi, eii'parlant de-t’appri ntissaga} tpiî était, avCc fa division