LES CnARTISTKS.
lit
x Rengagement solennel que nous prenons, et si quelqu’un» le fait, que l’exccration des pauvres le poursuive. C’est» mériter l’esclavage que de s’y soumettre. Tous nos» moyens d’action sont préparés, et dans trois jours votre
• cause sera soutenue par toute l'intelligence que nousx pouvons appeler à notre aide... Prètcz-nous force dans» la-crise j aidez vos chefs-, ralliez-vous autour de notre» saint drapeau, et laissez la décision au Dieu de la justice
• et des batailles. »
Ce langage, au moment où les partis étaient en pré-sence, et où le sang coulait, est celui d’hommes qui veulentse mêler au combat. Cependant les chefs chartistcs désap-prouvaient la prise d’armes et opposèrent à cette pièce undésaveu formel. Cela n’empêche pas que ce manifeste belli-queux ne fût émané du chartisme et ne contint l’expressionde la majorité du parti. Dans toute opinion ardente se ma-nifeste cette scission entre lclite qui prétend contenir lemouvement et la masse qui veut le conduire aux dernièresconséquences. Les chefs chartistes ont beau renfermer leursetfoils dans la poursuite d’une réforme politique, obtenuepar les voies légales, le gros de leurs adhérents va plus loinet se précipite vers une révolution sociale et industrielle.Les trois millions de pétitionnaires qui se sont adressés auparlement n’ont pas été les derniers à prendre le fusil pen-dant les troubles des districts manufacturiers. De tel soldatsn’obéissent à leurs généraux que dans la mesure de leurspassions et de leurs intérêts, et une question de salaire lestouche d’une manière bien plus directe que le suffrage uni-versel et le scrutin secret. Aussi sur presque tous les points,aux ; cris qui réclamaient la charte se mêlaient des crislquidemandaient une .rémunération plus élevée de la nrain-d’ueuvre. Les mineurs de Newcastle et du Stafforsliire ^veu-