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ÉTUDES S.UH LES RÉFORMATEURS.
laicDt que le prix de la journée fût fixé h quatre schellings,ceux du Lancashire ne portaient leurs prétentions qu'à deuxet trois schellings. Partout le but le plus avoué,le plus appa-rent était de ramener les salaires au taux qu’ils avaientatteint de 1853 à 183G, date mémorable pour les existencesmanufacturières.
Malgré les efforts des hommes qui ont voulu s’emparerde la direction de ce parti, le chartisme ne peut donc êtreenvisagé que comme une insurrection sociale, une sorte dejacquerie industrielle. Les ouvriers éclairés et modérés,comme le sont MM. Lovctt et. Vincent, ne parviendrontjamais à dominer la turbulence et à réprimer l’indisciplinedelà légion des travailleurs, réunie sous le drapeau dusalaire. Les idées de bien-être et d’amélioration positive pré-vaudront longtemps encore, parmi eux, sur les abstractionsconstitutionnelles et parlementaires. Les vieux radicaux delecole de Hunt et de Cobbelt deviennent de plus en plusrares parmi les classes ouvrières, et en revanche les idées derévolution sociale , de communauté de partage de fortunes,y font chaque jour plus de ravages. Le calcul personnelinspire ces révoltes et leur donne un caractère nouveau.M. Gooke Taylor cite un exemple remarquable de cettetendance. Un homme politique, un radical célèbre étantarrivé à Stockport, on provoqua un meeting , une réunionpublique pour l'entendre sur les questions alors agitéesdans le parlement. Tout avait été combiné pour donnerquelque éclat à celle assemblée : la salle était spacieuse etpo.uvait contenir trois cents personnes ; un comité devaitrégler le programme de la soirée, l’échange des discours et ;(^.compliments d’usage adressés à rorateur.C’était^urtoutjt .nnj.gpditpjrp d.’puvriçi;s que ,1’on avait; fait un appel mon'.pmplait sur une affluence. Le soir, arriva, et à peine quel-