LES CIIABTI6TES.
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; (luisent par les lois des céréales, ont dès lors été l’objet dehaines sourdes ou d’attaques ouvertes. Le salaire élevé pou-vait se concilier, dans une ccrtaino mesure, avec le tauxi élevé des subsistances ; mais le salaire modique appelle nc-( cessaircment la vie à bon marché. De là, tout un ordre de■ réformes qui attaquent la classe privilégiée dans l’élémentessentiel de sa richesse et de sa grandeur.
; La réforme de la loi des pauvres a amené un calcul ana-logue de la part des indigents qu’elle a déclassés. De tempsimmémorial, celte loi et les secours qui en découlaientétaient regardés comme une sorte de compensation auxdroits étendus dont certaines classes sont investies. La charitélégale répondait, dans la pensée du pays, au privilège terri-torial et au monopole des subsistances. C’était comme unpacte synallagmatique et presqu’une restitution. La loiguérissait ainsi d’une main les blessures qu’elle avait faitesde l’autre. Or, aujourd hui, aux yeux des intéressés, le con-trat est rompu; le soulagement a cessé d’èlre ce qu’il était;l’usurpation seule persiste. Ainsi, de deux côtés, se propage,parmi les classes inférieures, ce sentiment que les droitsexorbitants du petit nombre sont désormais incompatiblesavec le bonheur et l'existence des niasses.
Dans les classes moyennes, la même impression com-mence à régner, et les manufacturiers surtout en sont arri-vés à voir dans le privilège territorial la source de leurdétresse. Le malheur porte conseil; il oblige à de profondsretours sur soi-mème. Jusqu’ici deux conditions avaientassuré aux industriels anglais la jouissance des débouchés lesplus vastes : c’était d’une part la jouissance des capitaux,de l’autre la supériorité de l’exécution. Si, à ces deux avan-tages, on ajoute celui de la priorité, les facilités que garantitune navigation étendue, un génie d’entreprises qui n’a point