LES UTILITAIUES 1ÏT JÉBÉMTK BENTHAM. 179
Gretna-Green F Ou y exécute de délicieux duos, qui valentbien les sonates de Bach et les concerts où je fais ma partiede violon. Rien n’est joli comme ces duos joués sur les lieuxmemes : il faut y aller pour s’en faire une idée. Les partiesse composent d’une voix d’homme et d’une voix de femme,auxquelles il faut ajouter un marteau de forgeron, qui im-prime au duo un caractère particulier. Maintenant consul-tez-vous ! un petit voyage en Ecosse, une excursion à Gretna-Green, auraient-ils la chance de vous plaire? Du courage ;ma chaise de poste est là : dites un mot, et c’est fait. Alorscertes, il faudrait voir lady W. s’écrier : Où est lady E. P EtlordW., de son côté, pousserait la même exclamation. Onappellerait les servantes, qui ne sauraient en aucune façonoù est leur maîtresse. Seulement, à notre retour, milord etmilady riraient aux éclats, en disant : — Quel original quece M. Bentham ! Désormais, nul autre que lui n’exécuterades duos avec lady E. G.
« P. S. De grâce, ne me trahissez pas et ne parlez àâme qui vive de cette plaisanterie. »
Vis-à-vis de l’objet de sa poursuite, Bentham est moinsenjoué ; on voit qu’il se contient et qu’il surveille sa fran-chise habituelle. Voici un fragment de lettre adressée àcette Dulcinée, qu’il désigne sous le nom de miss F... :
« Lord Lansdowne, lui dit-il, a imaginé toute une his-toire au sujet de quelques romances que me demandaitmiss F— Quoique j’eusse lieu de croire qu’il y avait là-dessous une fiction, je me vis si directement mis en de-meure,. que, ce désir ne fut-il pas réel, je dus pourtant l’ac-cepter comme tel, sous peine de disgrâce. Voici donc>ce((oromaoce^eUe m’a coûté Lien .des, heures de travail, mêmedes demi-jûurpéiO&, ,e,t.en assez, grand nombregpour ifoumerlequivalênl. d’unesemaine entière, Quand on me hr demanda