LES UTILITAIRES ET JÉliÉMIE BEXTUAM.
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déclarait contre ce mouvement et trahissait les sentimentsde haine qui devaient plus lard coûter tant de sang auxdeux peuples. Burke, avec son esprit ardent mais inégal,représentait une autre fraction de l’opinion , et ne pouvaitcontempler les scènes révolutionnaires sans épouvante etsans vertige. Tous les hommes politiques de l’Angleterre,les uns par système, les autres par instinct , se déclaraientcontre la France. Bentham seul vit la tempête sans s’émou-voir , et ne tint compte que des avantages qu’elle portaildans ses lianes. Autour de lui les passions se déchaînaient :les uns craignaient pour la Grande-Bretagne la contagionde l’esprit démocratique, et condamnaient la liberté sur lesécarts dont elle était le prétexte. Les autres,.à l'aspect decette débâcle où venaient s’abîmer tant de grands nomset de grandes fortunes, ne pouvaient s’empêcher de faire iluretour sur eux-mèines et de trembler pour leurs positionset pour leurs personnes. Bentham ne se laissa troubler nipar la peur ni par l’égoïsme. Bien qu’autour de lui ondésapprouvât son impartialité et son sang-froid dans unequestion aussi brûlante, il ne se départit pas do sa manièrehabituelle de procéder, qui était de juger les choses indé-pendamment de toute circonstance accidentelle. Personnesans doute ne déplorait plus que Bentham les sanglants afc-cessoires de la crise française; mais il ne se refusa pas néan-moins à en étudier les causes, à en prévoir les effets. C’estanimé de cet esprit qu’il examina la Déclaration des di'bitsde l'homme r dont il signala le vide et les défauts avec linesagacité et une logique impitoyables. Dans runé i 'diê cesséances d’apparat où, la Conventions’abandonûàit, avéb'plus■ d’emphase que de bon sens y. aux réminiscences grecqués etromaines, le titre de ciloycii français avait etc éidenhéilc-ment conféré à Bentham, eu eompagniehleThonlis PaVUè,