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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
c’est-à-dire la hiérarchie, mère de l’oppression ; dans lapropriété, il y a les riches et les pauvres, c’est-à-dire la ser-vitude du besoin. Ainsi la famille, la patrie et la propriété?inventées pour le bien de l’homme, peuvent devenir un malpour lui, et ce qui devait lui donner la liberté lui apportel’esclavage. La famille a son despotisme, la patrie a le sien,fa propriété également.
Ceci posé, l’auteur se sépare et de ceux qui pensent quela famille, la patrie et la propriété, en raison des vices quiy son inhérents, doivent être radicalement abolies, et deceux qui prétendent enchaîner l’avenir au présent et immo-biliser, au lieu de les transformer, la propriété, la patrie,la famille. L’auteur n’accepte aucune de ces conclusions, ouplutôt il fait un départ de ce qu’elles renferment, suivantJui, de sain et de raisonnable, et en compose sa formule.Changer en persistant ou se continuer en changeant, voilàce qui constitue la vie normale de l’homme et par consé-quent le progrès. Le progrès a donc deux termes en appa-rence contradictoires : permanence ou durée et mobilité ouchangement. Jusqu’ici la révélation, pour être abstraite,n’en est pas plus neuve. Ce qui devient vraiment originalet appartient en propre à l’auteur, c’est cette idée qu’il fautdésormais chercher une combinaison où la famille, la pro-priété, la patrie soient telles que l’homme puisse se déve-lopper et progresser dans leur sein sans en être opprimé.En d’autres termes, qu’elles cessent toutes les trois d’êtreconstituées à l’état de caste ; en d’autres termes encore, quela famille ne crée pas l'héritier , la patrie le sujet , la pro-priété le propriétaire, car ce sont les trois seulfes manièresde diviser le genre humain et d’asservir l’homme.
Développant sa pensée, l’auteur explique co qu’il entendpar l’état de caste. Pour la famille , il est deux manières