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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.

pilié, cc qui la rend à la fois défectueuse quant à nous-mêmes et quant aux autres. En elle et par elle, nous nepouvons ni aimer véritablement les autres, ni nous aimernous-mcmes. Il y a plus : en croyant ainsi rendre hom-mage à Dieu, nous le blessons dans ses décrets, car Dieu nese manifeste que dans le perfectionnement du monde.

De tout ceci l’auteur conclut que la charité a fait sontemps et qu’il faut lui substituer un autre principe, celui dela solidarité. Voici quelle en serait la première formule :« Aimez Dieu en vous et dans les antres. » Ou bien :« Aimez-vous par Dieu dans les autres. >. Ou bien :« Aimez les autres par Dieu en vous. »

« Le christianisme, dit l’auteur, avait laissé nos sem-» blables hors de nous, le monde hors de nous. Donc ja-» mais nos semblables, ni jamais le monde , unis à nous,» ne devaient nous donner ce après quoi l’homme aspire ,» le bonheur en Dieu , c’est-à-dire, le bien , le beau, le» juste.

» De là le rejet de la vie et de la nature par le christia-» nisme. De là son Dieu terrible. De là son paradis et son» enfer, également chimériques, placés qu’ils sont en dehors» de la vie. De là son dogme de la fin prochaine du monde.» De là aussi sa division du temporel et du spirituel. De làb l’Église et l’État. De là les affaires humaines abandonnées» aux laïques, les affaires célestes confiées au clergé. De là» le pape et César. >•

» D’ailleurs les temps n’étaient pas arrivés. Le christia-» nisme avait une œuvre intermédiaire à faire. Il fallait, par» une communion mystique, préparer les hommes à uneb plus parfaite et plus réelle communion *. '«

1 De l’Humanité^ page 212.