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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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LES HUMANITAIRES.

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» do l’infini; le présent, manifestation de l’Éternel *. »

Ainsi, la viefuturene diffère pas de la vie présente, et il nefaut pas chercher de ciel hors du temps et de l’espace. Vousétés, donc vous serez : ce qui périt, ce sont les manifesta-tions de l’ètrc, et non l’être lui-mèmc. Descartes qui, avantCondorcet, avait rêvé l’immortalité pour nos corps, aumoyen d’une découverte physique et médicale, était sur lavoie du problème. Seulement il rêvait une perpétuité im-possible, au lieu d’entrevoir une série de métamorphoses.L’homme, suivant l’inventeur de ce nouveau pythagorisme,fait partie intégrante de l’humanité et ne saurait s’en dis-traire. L’homme n’est pas seulement une force, une virtua-lité, mais cette virtualité, cette force, ont, en tant quetelles, une nature déterminée. La mort tranche une mani-festation de la vie, mais non l’essence même de la vie.L’homme ne peut être ni anéanti, ni s’en aller ailleurs ; carchaque homme est humanité et son perfectionnement estindivisiblement uni au perfectionnement de l’humanité.C’est là ce que Giordano Bruno voulait exprimer par cettephrase : « Quand je vois un homme, ce n’est pas un homme» que je vois, c’est la substance. »

Mais si l’homme est l’humanité, qu’est-ce que l'huma-nité? L’homme y répond très-naturellement notre auteur:« L’homme-humanité , c’est-à-dire l’homme ou chaque» homme, dans-son développement infini, dans sa virtualité» qui le rend oapable d’embrasser la vie entière de l'huina-» «ité et de réaliser en lui cette vie. » Est-ce clair ? et faut-ilpousser plus loin le luxe des définitions ?

* L’humanité donc est un être idéal, composé (l'une mul-vtitude d'êtres véeis qui sont eummémes U humanité en» • ÿernt&i , 1 d'humanité à l'élat cirtùelse, • ■ w •

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