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ÉTUDES SUR LES RÉFORMATEURS.
qui semblent être détachés des Vers dorés de Pythagore.L’ordre naturel s’efface devant l’ordre surnaturel, le raison-nement devant le don de seconde vue. Diverses religionsont placé, jusqu’à ce jour, le ciel hors de la terre ; c’est uneerreur, notre ciel est sur ce globe. Nous y avons vécu, nousy vivons, nous y vivrons. Notre bonheur sera de nous y re-produire dans des conditions de plus en plus parfaites, tou-jours meilleurs, toujours plus heureux. Insistons sur cetterévélation singulière pour ne pas la qualiticr plus sévère-ment.
« Il y a deux ciels, dit l’auteur :
» Un ciel absolu, permanent, embrassant le monde en-» tier et chaque créature en particulier, et dans le sein» duquel vit le monde et chaque créature;
» Et un ciel relatif, non permanent, mais progressif,» qui est la manifestation du premier dans le temps et dans» l’espace.
» Encore une fois, ne me demandez pas où est situé le» premier. Il n’est nulle part, dans aucun point de l’espace,* puisqu'il est l’infini.
» Ni quand il viendra, ni quand il se montrera. Il ne» viendra jamais, il ne sc montrera à aucune créature; il» ne tombera jamais dans le temps, pas plus qu’il n’appar-» tiendra à l’espace, puisqu’il est l’Élernel.
» Il est, il est toujours, il est partout, et toujours et par-» tout les créatures communiquent avec lui, car c’est lui» qui les contient, qui les soutient, qui les fait vivre. Nous» puisons notre raison en lui, notre amour en lui, la force» et la lumière de nos sens en lui.
» Quant à l’autre ciel, c’est la vie du monde et deseïéa-» tures, c’est la vie puisée en Dieu, x’est -1* vid manifestée;» c’est le temps, c’est l’espace, c’est le finj, manj|estp,tion