CONCLUSION.
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CONCLUSION
Me voici arrivé au bout de la tâche que je m’élais assignée.
Si cet ouvrage a rempli son but, il sera l’histoire desvertiges du temps, étudiés d’abord avec indulgence, puisjugés avec fermeté. Tous les rêves, tous les systèmes quiont fait récemment quelque bruit, soit qu’ils fussent le pro-duit de l’orgueil solitaire, soit qu’ils eussent pour cause etpour objet un appel à de tumultueuses passions, ont été ex-posés et analysés successivement de manière à en présenterau public les traits généraux et l’image assez fidèle.
On pourrait se demander, à l’aspect d’écarts si formels,si le silence n’eût pas été pour eux le plus sûr des châti-ments, si le remède ne se trouvait pas dans le mal même,en un mot si une folie d’un tel caractère ne condamnait pasceux qui en sont atteints à un isolement forcé. Les faits sontlà pour répondre. Toutes ces erreurs ont eu des adhérents,les plus petites comme les plus grandes, et ces dernières nesont pas celles qui ont obtenu le moins de succès, ni ralliéle moins dames crédules. Il était donc utile, il était saged’employer pour les combattre d’autres armes que le dédain,de tirer au clair ces systèmes, de les dégager des imagesdont à dessein ou les enveloppait, afin de ramener au sen-
1 Juillet 1817.