CONCLUSION.
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pareil est-il tolérable, et n’est-il pas temps d’en finir avecd’aussi monstrueux abus? Ainsi s’exprimaient les écrivainsdu communisme, et sur ce thème ils déployaient, ceux-ciles ressources de l’imagination, ceux-là les subtilités de ladialectique.
C’est le danger le plus réel que nous ait créé l’utopie, età ce titre il n’est plus permis d’être indulgent envers elle. Lasévérité devient un devoir. Je sais bien que, parmi les sectesqui se préoccupent d’une métamorphose sociale , il en estqui repoussent ces excès, et ne veulent pas conduire la mul-titude à l’assaut des propriétés. Les unes prétendent la con-tenir par une hiérarchie à leur usage, les autres la désar-mer par un bien-être sans pareil. Elles ont imaginé , à cesujet, mille combinaisons que ce livre expose, et dont lemoindre tort est d’être inintelligibles à force de raffine-ments. On dirait qu’après avoir ébranlé les colonnes dutemple, les sectaires ont craint d’être écrasés sous ses dé-bris. De là ces efforts pour reconstituer une société avecles matériaux dont se compose l’ancienne, de là ces recettesde parfait bonheur, où le ridicule se mêle à l’impuissance ;de là ces protestations de paix au milieu d’une guerre im-placable , et la prétention singulière de rendre le régimeactuel complice de sa propre destruction.
Ces réserves sont vaines; la foule ni ne les accepte, nine les comprend. Les subtilités la touchent peu ; elle ne sepassionne que pour les choses qu’elle saisit d’un premiercoup d’œil.- Il faut aux multitudes un but bien net, biendéterminé, un objet qui les frappe , un mot qui les rallie.Dépouiller le rjeherau profit du pauvre, voilà qui est clair ;passer Je niveau sur les situations et sur les fortunes # voilàq,ui est.intelligibleSi l’utopie avait dans la. société des ra-cines,qu’elleip’a pas et une force qui lui manque#, le com-