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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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HOBBES ET IIARHIKGTON.

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contraires. Hobbes avec sa vigueur de raisonnement^ Har-rington avec la sincérité de ses illusions, résument assezbien les deux grands partis qui divisaient alors l’Angleterre:le trône d’un côté, le peuple de l’autre, sans conciliationpossible entre eux et avec l’épée pour les départager.

Commençons par Hobbes. On sait que, chargé, h l’âgede vingt ans, de l’éducation du jeune comte de Devonshire,il parcourut le continent avec son élève, et rapporta de cevoyage des connaissances étendues et variées. L’Italie étaitalors le foyer des grandes lumières ; il y séjourna longtemps,et se montra, à Florence, l’un des disciples les plus assidus deGalilée. L’étude des sciences exactes donna dès ce temps àson esprit une direction à la fois dogmatique et positive^ etavant Locke il se fit, d’une manière ouverte, le représentantdu sensuallisme philosophique. On se tromperait toutefois.sil’on jugeait de ce premier mouvement vers les doctrines dela sensation par les conséquences qu’en tirèrent plus tardles encyclopédistes français, et notamment Condillao et Ca-banis. Hobbes aurait plutôt, à ce point de vue, une tendancevers le scepticisme, dont il est le véritable pèreq- car Spi-nosa ne vint qu’après lui. Avant le célèbre juif d’Amsterdam,Hobbes avait dit que, hors du fini, il n’y a pour l’homme niconnaissance ni certitude. Le temps et l’espace , voilà sondomaine • et ainsi Dieu, s’il n’échappe pas au sentiment,échappe au raisonnement. Hobbes va plus loin encore, ilnie la certitude morale. Le vrai et le faux, d’après lui, nesont que des termes de convention dont on ne saurait enaucune façon vérifier la réalité. La raison naît en nous d’unemanière artificielle. L’ètrè aime ce qu’il désire, et sa volontén’est que le dernier objet de son désir. Posséder cei quel’on a souhaité, tel est le bonheur, et il s’éteint par la-shtîstfaction. H'y a Sans doute une vertu ; mais elle consiste q