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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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NOTES.

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[ La loi agraire ou partage des campagnes fut le vœu instantané de; quelques soldats sans principes, de quelques peuplades mues par leurj instinct plutôt que par la raison. Nous tendons à quelque chose deî plus sublime et de plus équitable : le bien commun on la communauté(le biens. Plus de propriété individuelle des terres: la terre nest àpersonne. Nous réclamons, nous voulons Ja jouissance communale desfruits de la terre : les fruits sont à tout le momie.

Nous déclarons ne pouvoir souffrir davantage que la très-grandemajorité des hommes travaille et suc au service et sous le bon plaisirde lextrême minorité.

Assez et trop longtemps moins d'un million d'individus disposa de' ce qui appartient à plus de vingt millions de leurs semblables, de leurségaux.

Quil cesse enfin ce grand scandale que nos neveux ne voudront pascroire! Disparaissez enfin, révoltantes distinctions de riches et depauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouver-nants et de gouvernés !

Quil ne soit plus dautre différence parmi les hommes que celles delâge et du sexe. Puisque tous ont les mêmes facultés, les mêmes be-soins, quil ny ait plus pour eux quune seule éducation, une seulenourriture, ils se contentent dun seul soleil et dun air pour tous :pourquoi la même portion et la même qualité éCatiments ne suffiraient -ils pas pour chacun deux ?

Mais déjà les ennemis dun ordre de choses le plus naturel qu'onpuisse imaginer déclament contre nous.

Désorganisateurs et factieux, nous disent-ils, vous ne voulez quedes massacres et du butin.

Peeple de France,

Nous ne perdrons pas de temps à leur répondre, mais nous te dirons :La sainte entreprise que nous organisons na dautre but que de mettreun terme aux dissensions civiles et à la misère publique.

Jamais plus vaste dessein na été conçu et mis à exécution. De loinen loin, quelques hommes de génie, quelques sages en ont parlé dunevoix basse et tremblante. Aucun deux na eu le courage de dire lavérité tout entière.

Le moment des grandes mesures est arrivé. Le mal est arrivé à soncomble ; il couvre la face du globe. Le chaos, sous le nom de politique )y règne depuis trop de siècles. Que tout rentre dans lordre et re-prenne sa place. A la voix de légalité, que les éléments de la justiceet du bonheur sorganisent, linstant est venu de fonder la république(tes égaux, ce grand hospice ouvert à tous les hommes. Les jours de

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