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Études sur les réformateurs ou socialistes modernes : Saint-Simon,-Charles Fourier,-Robert Owen / par Louis Reybaud
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i NOTES. 297

| Abt. 2. Le but de la société est de défendre cette égalité, sou-! vent attaquée par le fort et le méchant dans l’état de nature, et) d'augmenter, par le concours de tous, les jouissances communes.

j PREUVES.

’ I. On entend ici par société l’association réglée par des conventions :

\ et par état de nature, celui d’une société casuelle et imparfaite dansI laquelle se trouvaient nécessairement les hommes avant de se sou-! mettre aux lois.

1 Sans examiner ici si des attentats du genre de ceux dont il est faitj mention dans l’article ont pu avoir lieu dans l’état de nature, il ( sti évident que si les inconvénients de cet état déterminèrent les hommesj à établir ces lois, ce ne furent que ceux qui naissaient de la violationi de l’égalité. Quoi qu’il en soit, la conservation de l’égalité est le butde l’association, parce que ce n’est que par elle que les hommes réunispeuvent être heureux.

II. En réunissant leurs forces, les hommes voulurent assurémentse procurer le plus grand nombre de jouissances dont ils avaient l’idéepar le moins possible de peines.

Or, l’abondance des choses nécessaires assure ces jouissances, et estelle-même assurée par le travail des associés, qui n’est pour chacund’eux le moindre possible que lorsqu’il est réparti sur tous.

Abt. 3. La nature a imposé à chacun l’obligation de travailler :nul n’a pu, sans crime, se soustraire au travail.

PREUVES.

I. Le travail est pourtant un précepte de nature :

lo Parce que l’homme isolé dans les déserts ne saurait, sans un tra-vail quelconque, se procurer la subsistance ;

% Parce que l’activité que le travail modéré occasionne est unesource de santé et d’amusement.

IL Cette obligation n’a pu être affaiblie par la société ni pour tous,ni pour chacun de ses membres,

lo Parce que sa conservation en dépend ;

2o Parce que la peine de chacun n’est la moindre possible quelorsque tous y participent.

Art. 4. Les travaux et jouissances doivent être communs.

EXPLICATION.

C’est-à-dire que tous doivent supporter une égale portion detravail.