DE CONDORCET.
exiv
« trent les effets.Ce n’est point la science de
« l’homme, prise en général, que j’ai entrepris« de traiter : j’ai voulu montrer seulement com-te ment, à force de temps et d’efforts, il avait« pu enrichir son esprit de vérités nouvelles, per-ce fectionner son intelligence, étendre ses facul-té tés, apprendre à les mieux employer, et pouret son bien-être et pour la félicité commune. »
L’ouvrage de Condorcet est trop connu pourque je puisse penser à en tracer l’analyse. Com-ment , d’ailleurs , analyser un ProgrammeP Jesignalerai seulement aux esprits sans préjugésle chapitre curieux où, saisissant du regard lesprogrès futurs de l’esprit humain, l’auteurarrive à reconnaître la nécessité, la justice (cesont ses expressions) d’établir une entière égalitéde droits civils et politiques entre les individusdes deux sexes, et proclame en outre la per-fectibilité indéfinie de l’espèce humaine.
Cette idée philosophique fut combattue,au commencement de ce siècle, avec une extrêmeviolence par les littérateurs à la mode. Suivanteux, le système de la perfectibilité indéfinie nemanquait pas seulement de vérité; il devaitavoir de désastreuses conséquences. Le Journal