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Tome premier.
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CLXVI
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dxvj BIOGRAPHIE

citant presque sans nécessité les relations deM. de Trudaine et de M! d’Arci avec l’auteur dubel ouvrage sur la figure de la Terre, Con-dorcet hésite le moins du monde à appelerClairaut un homme de génie, et à parler desprodiges de sa jeunesse !

Lagrange et d’Alembert n’accordaient aucuneestime aux Lettres d’Euler à une princessed’Allemagne. Ils en étaient venus, en les assi-milant à une erreur de la vieillesse de Newton,jusqu’à les appeler « le Commentaire sur l’A-« pocalypse d’Euler. » D’un autre point de vue,Condorcet, trouvant les lettres utiles, ne se con-tenta pas de les louer; il s’en fit l’éditeur, sansmême concevoir le soupçon qu’une opinionindépendante pût faire ombrage à ses meilleursamis.

Le livre d’Helvétius avait irrité Turgot, quis’en expliquait dans sa correspondance avecune vivacité extrême. Sur ce point, le célèbreintendant de Limoges supportait impatiemmentla contradiction. Condorcet, néanmoins, soute-nait la lutte avec la plus grande fermeté. Il étaitloin de prétendre que l’ouvrage fût irréprocha-ble ; suivant lui, seulement, on s’exagérait ses