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Tome premier.
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LETTRE

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les sciences ensemble. Ne pourrait-on pas vous direà vous, Messieurs, et aux philosophes qui s’occu-pent comme vous de la période musicale : Relinquiteistum ludum litterarium philosophorum, qui rem ma-gnificenhssimam. ad syllabas vocant , qui animum ,minuta do cendo, démit (uni et conlerun/ÏScn. Epist. y i).Lise? le programme de la société de Harlem ; elle de-mande qu’on lui indique les moyens daugmenter leslumières, dépurer les mœurs dans la classe des hom-mes condamnés à gagner leur subsistance par un tra-vail journalier. Ce sont des objets de ce genre quidevraient vous occuper. Votre correspondant, M. Pro-patria , nous annonce qu’il se propose de dire desvérités utiles sans blesser personne,mais qu’il com-mencera par nous parler des établissements de Pa-ris. Cela ressemble un peu trop à l’éducation du mar-quis de la Jeannotière, où, après avoir examiné lefort et le faible de toutes les sciences, on décide queM. le marquis apprendra à danser.

Vous parlez presque toutes les semaines du bienqui a résulté de la liberté rendue à l’art de la pein-ture. C’est toujours beaucoup que d’avoir détruit unétablissement absurde. Mais je lis dans les constitu-tions américaines que ces braves et généreux colonsont défendu l’importation des nègres. Songez donc,Messieurs, qu’il n’y a plus que vingt-trois ans d’ici àla fin du dix-huitième siècle, et que si, avant cetemps, l’esclavage des nègres n’est pas aboli, la pos-térité n’appellera point notre siècle le siècle de laraison et de l’humanité, mais celui des raisonne-ments et des phrases. J’en serai bien fâché. Il y a